Les protéines et peptides viraux jouent un rôle fondamental dans la structure, la réplication et la pathogénicité virales, et représentent des cibles clés pour les stratégies antivirales. Les protéines virales se divisent en deux grandes catégories : les protéines structurelles, qui constituent l’architecture du virion, et les protéines non structurelles, qui agissent à l’intérieur des cellules hôtes infectées. Les peptides dérivés de protéines virales ou de l’hôte apparaissent comme de nouveaux agents antiviraux prometteurs, capables d’inhiber l’entrée virale, la réplication ou de stimuler des réponses immunitaires.
Classification et rôles des protéines virales
Les protéines virales sont classées comme suit :
- Protéines structurelles : Elles comprennent les protéines de capside formant l’enveloppe protectrice (nucléocapside) autour du génome viral, ainsi que les glycoprotéines d’enveloppe intégrées dans les bicouches lipidiques issues des membranes de l’hôte. Les protéines de capside s’assemblent en structures hautement symétriques, telles qu’icosaédriques ou hélicoïdales, assurant la protection du génome et facilitant l’attachement aux cellules hôtes. La couche de protéine matricielle, située entre la nucléocapside et l’enveloppe dans les virus enveloppés, confère rigidité et stabilité au virion.
- Protéines non structurelles : Exprimées à l’intérieur des cellules infectées mais non intégrées aux virions, elles régulent la réplication du génome viral, la transcription et la modulation de la machinerie cellulaire hôte. Parmi elles : les protéases virales qui clivent les polyprotéines en unités fonctionnelles, les ARN polymérases ARN-dépendantes, et des protéines contrecarrant les défenses immunitaires de l’hôte.
Les peptides viraux comme agents antiviraux
Des études récentes ont identifié des peptides capables d’inhiber l’entrée virale et l’infection. Les peptides transmembranaires, initialement connus pour leur capacité à traverser les membranes plasmatiques et livrer des charges dans les cellules, ont montré une activité antivirale en bloquant l’entrée des virus. Par exemple, quatre peptides distincts ont inhibé l’entrée du virus de l’herpès simplex à de faibles concentrations micromolaires, certains bloquant l’entrée de manière réversible sans inactiver les virions, d’autres provoquant une inactivation irréversible à des concentrations plus élevées.
Les peptides peuvent inhiber les virus par :
- Blocage direct de la liaison aux récepteurs ou des processus de fusion membranaire nécessaires à l’entrée virale.
- Lyse ou déstabilisation directe des particules virales.
- Induction de l’apoptose dans les cellules infectées pour réduire la charge virale, comme démontré par des peptides dérivés du facteur de nécrose tumorale réduisant l’infection par le VIH in vitro.
Les protéines et peptides viraux jouent des rôles multiples dans le cycle de vie des virus et leurs interactions avec l’hôte. Nous proposons une gamme complète de protéines et peptides viraux pour accompagner les efforts de recherche et de développement visant à comprendre les mécanismes viraux et à faire progresser les thérapies antivirales.

