Cellules du pulposus humain

Cellules du pulposus humain

 

Le noyau pulpeux est la substance gélatineuse située au centre du disque intervertébral. Sa fonction principale est de répartir uniformément la pression hydraulique dans toutes les directions du disque sous des charges de compression. Il est composé de fibrilles de collagène, d’aggrécanes protéioglycanes et de cellules spécialisées du noyau pulpeux. Ces cellules vivent dans un microenvironnement à vascularisation limitée et produisent principalement de l’énergie par glycolyse anaérobie. Elles synthétisent le collagène de type II et X, expriment le facteur inductible par l’hypoxie-1, et sécrètent des interleukines (IL-1, IL-6, IL-10) ainsi que le facteur de stimulation des colonies de granulocytes et de macrophages. Le stress mécanique stimule la prolifération des cellules du noyau pulpeux, ce qui en fait un modèle in vitro important pour l’étude de la dégénérescence discale, l’ingénierie tissulaire et la thérapie cellulaire.

Caractéristiques uniques

Les cellules du noyau pulpeux se distinguent par leur capacité à survivre et à fonctionner dans un environnement hautement hypoxique et pauvre en nutriments. Leur origine notochordale leur confère des propriétés phénotypiques et moléculaires distinctes qui favorisent le maintien et le remodelage de la matrice extracellulaire, essentiels à l’intégrité et à la fonction biomécanique du disque. Ces cellules forment des amas au sein d’une niche riche en protéoglycanes qui fixe l’eau, générant une pression osmotique essentielle à l’hydratation et à la flexibilité du disque.

Vieillissement et dégénérescence

Avec le vieillissement, les cellules du noyau pulpeux passent de grandes cellules notochordales vacuolées à des cellules plus petites, de type chondrocyte. Cette évolution cellulaire est associée à des modifications de la composition de la matrice extracellulaire et à une susceptibilité accrue à la discopathie dégénérative (DDD). Dans des conditions pathologiques, les cellules du noyau pulpeux réagissent anormalement aux cytokines inflammatoires et au stress mécanique, entraînant une dégradation de la matrice et un affaissement du disque.

Sous-populations cellulaires

Des recherches avancées ont permis d’identifier plusieurs sous-populations de cellules du noyau pulpeux, notamment des cellules phagocytaires à activité lysosomale et des cellules à prolongements allongés. Ces variations reflètent des adaptations aux lésions et à la dégénérescence. Leur capacité à réguler l’inflammation et l’homéostasie de la matrice extracellulaire en fait des cibles clés pour les stratégies régénératives.

Pertinence clinique

Comprendre les voies de signalisation, les marqueurs moléculaires et le comportement des cellules du noyau pulpeux est essentiel au développement de thérapies cellulaires et d’ingénierie tissulaire innovantes. Ces approches visent à restaurer la santé des disques intervertébraux et à améliorer le traitement des maladies rachidiennes.

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